Bienvenue dans le Lab
Et si le simple fait de comprendre pourquoi ça coince pouvait déjà débloquer ton surf...
Ici, on te propose des tips gratuits, pour t'aider à mieux comprendre et régler certaines galères dans ton surf.
De la formation de la houle aux manoeuvres radicales, en passant par la lecture, le take-off, la rame... On t'explique TOUT !
6 erreurs qui te pourrissent tes sessions
















Tu stagnes en surf ? Les 6 erreurs qui pourrissent tes sessions
Ton surf est irrégulier et tu as l’impression de stagner ? Souvent, ce n’est pas une question de niveau, mais de petites erreurs qui s’accumulent. Ramer sur toutes les vagues t’épuise : apprends à choisir « la » vague, celle sur laquelle tu seras dans le bon timing. Mal te placer te fait rater tes départs : la vague te dit si tu dois remonter vers le large, attendre ou te rapprocher du bord. Une fois ton choix fait, engage-toi à fond sur les derniers coups de rame. Mais l’engagement n’est pas la précipitation : attends de sentir la vitesse avant de te lever, en un mouvement fluide, mains, pied arrière, pied avant. Anticipe : ton regard doit déjà viser la manœuvre suivante. Et surtout, ressens la glisse : c’est quand tu ne calcules plus que ton surf trouve son flow.
Ocean explorer
(Je débute)












































Ocean Explorer : le guide du surfeur débutant, de la mousse à la première vague verte
Tu débutes le surf, ou tu as tenté quelques vagues en vacances sans vraiment progresser ? Le guide Ocean Explorer rassemble tout ce que j’enseigne en cours de surf à mes élèves débutants à Agadir et Tamraght. Il commence par les 10 règles de sécurité essentielles et les règles de priorité au line-up. Il présente ensuite le matériel du débutant et le vocabulaire de la planche. Vient alors la technique : surfer la mousse, la position allongée, la rame, le take-off étape par étape et la bonne posture. Le guide se termine par les bases pour passer à la vague verte : lire la vague, se placer, prendre une direction. Tu y trouveras aussi un plan débutant sur 4 semaines pour progresser avec régularité. C’est le premier niveau de la progression coaching surf drsurfcoaching.
Le Rame Lab
























Comment bien ramer en surf : la technique pour moins te fatiguer
La rame représente près de la moitié de ta session : mal maîtrisée, elle t’épuise avant même que tu surfes. Tout commence par l’assiette de ta planche, qui doit rester bien horizontale : trop en arrière, elle cabre et pousse l’eau ; trop en avant, le nose plonge. Garde le buste relevé pour libérer tes épaules, et les jambes serrées et relevées pour ne pas freiner. Rame avec des mouvements longs et cadencés : dans l’eau, une accélération trop brusque fait brasser ton bras dans le vide au lieu de pousser. Ta main entre dans l’eau aux trois quarts de l’extension et décrit un S jusqu’aux hanches, doigts serrés. Enfin, adapte ton régime : une rame économe pour te déplacer, une rame d’accélération pour te placer, une rame explosive pour partir. À ta prochaine session, teste ton assiette et alterne ces trois régimes.
Le Take off Lab








Réussir son take-off en surf : timing, regard et départ en pente
Le take-off conditionne toute ta vague : tout ce qui suit en dépend. Il commence avant de te lever, avec une rame engagée et un timing précis : le but est de te mettre debout quand la planche est déjà dans la pente. Mains posées sur le deck, passe en position cobra, puis enchaîne un mouvement de pompe fluide et rapide : tes deux pieds arrivent quasiment en même temps, le pied arrière juste avant. Ton regard, dirigé vers l’ouverture de la vague, entraîne la rotation des épaules et donne déjà ta direction. Astuce : décale tes mains et donne un angle à ta planche dès le départ. Les erreurs classiques sont de se lever trop tôt, trop tard ou trop lentement, d’attraper les rails, de poser un genou ou de finir debout et raide. Reste bas, appui sur le pied avant, genou arrière rentré.
Forecast Lab












Comment lire un surf report : houle, période, vent et marée
Un surf report, c’est beaucoup de chiffres à lire ensemble. D’abord, ne confonds pas hauteur de houle, l’énergie brute au large, et hauteur de vague, ce que tu vas réellement surfer sur le spot. Ensuite, regarde la période : c’est l’indicateur le plus sous-estimé. À hauteur égale, une houle de 16 secondes donne des vagues bien plus puissantes qu’une houle de 9 secondes. L’énergie en kJ, affichée par des sites comme Windguru, résume cette puissance. Pense aussi à la houle secondaire, qui modifie la taille des séries. Le vent fait le reste : offshore, il creuse et lisse la vague ; onshore, il la hache. Enfin, la marée change la profondeur sur le banc ou le reef, donc la forme de la vague. C’est en croisant toutes ces données avec la connaissance du spot que tu choisis le bon endroit, le bon moment et la bonne planche.
Currents Lab
















Courants en surf : repérer une baïne et savoir quoi faire si tu es pris dans un rip
Les courants sont le danger n°1 des baigneurs, mais un allié pour le surfeur averti. Le rip, ou courant sortant, se forme quand l’eau ramenée par les vagues repart vers le large par un chenal plus profond, entre deux bancs de sable : c’est le principe de la baïne. Le sweep, lui, est une dérive parallèle au rivage, qui peut te déporter vers un rip. Avant chaque session, prends 5 à 10 minutes pour lire la plage : une eau trouble, une zone sans vagues entre deux zones qui déferlent ou une écume qui dérive trahissent un courant. Si tu es pris dans un rip, ne lutte pas et ne panique pas : nage parallèlement à la plage pour sortir du couloir, ou laisse-toi porter, car il se dissipe généralement à quelques dizaines de mètres. En cas de besoin, lève le bras. Bien lu, le rip devient même ton ascenseur vers le pic.
Vision Lab


Où regarder en surf : entraîner ta vision pour mieux lire la vague
En surf, tout commence par les yeux. Ton regard décide de ta trajectoire avant même que ton corps ne bouge. Le tracking visuel, qui consiste à suivre la vague et le point où tu veux aller, conditionne ta prise de décision. La vision focus, fixée loin devant toi plutôt que sur ta planche, stabilise ta posture. Et ton champ de vision périphérique capte la section qui se lève ou le surfeur qui arrive : c’est lui qui te permet d’anticiper. Les yeux scannent, le cerveau traite, le corps réagit. Bonne nouvelle : ça s’entraîne, dans l’eau comme à terre. C’est un des axes que l’on travaille en coaching, avec l’analyse vidéo de tes sessions.
Swell Lab










Comprendre la houle en surf : d’où vient la vague et comment lire la période
La houle, ce n’est pas de l’eau qui se déplace, c’est de l’énergie qui voyage. Elle naît de vents violents qui soufflent sur une zone de fetch, parfois à des milliers de kilomètres de la côte, puis elle s’organise en lignes régulières au fil de sa propagation. Pour savoir ce qui t’attend sur le spot, trois indicateurs comptent : la hauteur, la direction et surtout la période. Plus la période est longue, plus la houle est rapide et chargée d’énergie : à hauteur égale, une houle de 16 secondes donnera une vague bien plus puissante et plus creuse qu’une houle de 8 secondes. En arrivant sur le fond marin, l’onde ralentit à sa base et finit par déferler. Comprendre ce trajet, c’est apprendre à lire les prévisions et à devenir un surfeur autonome.
Stances Lab










La bonne posture en surf : du pop-up au top turn
Une mauvaise posture parasite toute la fluidité de ton surf. Dès le pop-up, décale tes mains pour faciliter la rotation du corps et le passage du pied avant, puis reste compressé : jambes fléchies, genou arrière rentré, centre de gravité entre les pieds. C’est la position de base, celle qui te donne équilibre et contrôle. En descente de vague, accentue la compression pour garder l’appui avant et charger de l’énergie. Au bottom turn, reste bas, le regard vers la lèvre, puis pousse sur la planche pour te projeter. En remontée, allège-toi au maximum pour gagner en hauteur et en vitesse avant ton top turn. Sur un mur ou dans le tube, avance le poids du corps grâce au genou arrière. Répéter ces positions au sol crée une mémoire musculaire qui te suivra dans l’eau.
Line up Lab








Où se placer au line-up pour prendre une vague verte
Passer de la mousse aux vagues vertes, c’est d’abord une question de placement. Avant d’entrer dans l’eau, prends 5 à 10 minutes pour observer le spot : où cassent les séries, où se forme le pic. Une vague passe par quatre étapes, de la houle au pic, puis à la vague plongeante, jusqu’à la mousse. La zone idéale de départ se situe au pic, au moment où la vague se dresse assez pour te faire démarrer par gravité, sans être déjà en train de déferler. Ta rame de placement te positionne au bon endroit. Ta rame de départ, puissante et engagée, contre la légère succion vers l’arrière. Et ton regard, calé dans la direction choisie avant même le take-off, entraîne la rotation des épaules. Lecture, déplacement, placement, rame et regard : ce sont les cinq clés pour être efficace au line-up.
Bottom turn Lab








Comment réussir son bottom turn : la manœuvre qui lance tout ton ride
Le bottom turn est la manœuvre la plus importante en surf : c’est lui qui transforme la vitesse prise en bas de vague en puissance pour remonter et enchaîner. Tout commence par la compression : en pliant les genoux et la taille, tu mets tes muscles en tension, prêts à libérer l’énergie. Tu t’inclines sur le rail pour contrer la force centrifuge, la main arrière qui frôle la face, et ton regard vise la lèvre, là où tu veux aller. Tu maintiens la position compressée, puis tu pousses sur la planche et tu engages les épaules pour te projeter sur la face. Les erreurs les plus fréquentes : trop peu de compression, une inclinaison timide, une rotation du buste trop précoce ou un virage pris trop haut. Comme toute manœuvre, le bottom turn doit devenir une routine pour maîtriser le timing.
Surfer Lab










Respect et éthique au line-up : pourquoi un rider ne fait pas un surfeur
Savoir surfer ne se résume pas à maîtriser sa planche. Le rider conquiert la vague et comptabilise ses drops. Le surfeurlit l’océan, respecte le line-up, partage le pic, et repart apaisé plutôt que satisfait de lui. Au line-up, le respect se pratique plus qu’il ne se réclame : couper la priorité d’un autre surfeur (le snake) déclenche souvent un effet domino, et les mauvais codes se transmettent vite aux nouvelles générations. Un localisme mal compris transforme le pic en territoire réservé. Pour un line-up sain, chacun a un devoir de transmission, d’exemple, de conseil, de partage et d’entraide. La vraie hiérarchie d’un spot ne se mesure ni en performance ni en agressivité : elle se construit dans chaque geste qui laisse sa place au rituel qu’est le surf.
Leash Lab










Quelle taille de leash choisir en surf (et pourquoi un leash trop court est dangereux)
Le leash est ton premier équipement de sécurité, mais mal choisi, il peut devenir dangereux. Un leash trop court se tend trop vite et renvoie la planche vers toi avec violence : c’est le retour balistique, souvent les dérives en pleine tête. Un leash trop élastique stocke l’énergie et la restitue d’un coup, comme une catapulte. Un leash trop long élargit la zone de danger autour de toi et menace les autres surfeurs. La bonne règle : un leash au moins aussi long que ta planche, idéalement un pied de plus, en minimal stretch. Pour un longboard de 8'0, prends un leash de 8'0 ou 9'0. Vérifie aussi le velcro et l’émerillon avant chaque session. Et surtout, garde ta vigilance quand les conditions sont petites : c’est souvent là qu’on zappe les bases.
He'e Nalu Lab








L’histoire du surf : du he’e nalu hawaïen au sport olympique
Le surf n’est pas né en Californie, mais dans les îles du Pacifique. Pour les anciens Hawaïens, le he’e nalu, « glisser sur les vagues », était une pratique spirituelle : on ne défiait pas la vague, on l’habitait. Les chefs surfaient de longues planches en bois massif, les olo, tandis que le peuple ridait les alaia. Presque effacé par les missionnaires au XIXe siècle, le surf renaît au XXe siècle grâce à Duke Kahanamoku, qui le fait découvrir au monde. Viennent ensuite les révolutions techniques : la dérive de Tom Blake en 1935, le balsa, puis la mousse et la fibre de verre. Dans les années 60, le surf devient un mode de vie, porté par la musique et le cinéma. Aujourd’hui sport olympique, il garde une part de son héritage : celle du surfeur gardien de l’océan. Comprendre l’histoire du surf, c’est comprendre pourquoi nous surfons.
La prochaine série arrive bientôt… Ne la laisse pas passer sans toi !
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